Bye bye Laos [1]

Deux mois au Laos, un pays qui nous ne laisse pas indifférents. La preuve par l’anecdote.

Anecdotique
Soirée d’au revoir avec nos amis hollandais. Nous rentrons nous coucher. Je laisse mes chaussures dans l’entrée de la guesthouse. Espace fermé à clé pour la nuit. Le lendemain, je me réveille comme d’habitude aux aurores. Moment propice pour une promenade matinale sur le marché. Je sors de la chambre. Dans le hall d’entrée, je cherche mes chaussures. Rien. Le propriétaire me voit et m’indique, avec un grand sourire, qu’il les a mises dehors hier soir et qu’elles ne sont plus là ce matin. Stupéfait, je le regarde, je n’y crois pas. Il me réexplique en éclatant de rire. Le verdict est sans appel : plus de chaussures, elles ont été volées.
Le propriétaire gentiment me propose des chaussures sorties de nulle part. Des converses, taille 38, puis des tongs jaunes fluos. Je refuse. Il rigole. Il questionne la marchande d’en face qui n’a rien vu. Il s’assoit, toujours avec ce sourire, il ne peut rien faire, tant pis, c’est comme ça. Pour lui, mon problème n’existe plus.

Dépaysement
Je relativise vite, ce n’est pas grave, le midi j’en rigole avec d’autres français. Également, je ne m’énerve pas, cela ne sert à rien. En Asie, s’énerver équivaut à perdre toute crédibilité. Je préfère consacrer ma journée à regarder les pieds des gens, passionnant …
Cet événement est néanmoins intéressant. Il révèle des grandes différences. Moi, je ne suis pas content et je cherche un moyen de retrouver mon bien. Lui, accepte ce coup du sort avec sourire et résignation. Je crois surtout que j’aurais aimé que le propriétaire ait une attitude occidentale : qu’il s’excuse et cherche une « véritable » solution. Pour moi cette phrase résume la réelle difficulté du voyage. On n’accepte pas les différences, on aimerait que les villes soit ainsi, les transports organisés de cette façon, pourquoi ne cultivent-ils pas ainsi ? … Dans ma quête de dépaysement, je suis aveuglé par mon « bagage ».

Conclusion
Je ne peux m’empêcher de penser que c’était de bonnes chaussures, que j’étais bien dedans, qu’il me reste un mois à faire avec des sandales, que le temps va être plus froid et humide. Je rumine. C’est ça le problème, je n’ai pas leur capacité à passer rapidement à autre chose. Bon, pour le défendre, c’est vrai qu’elles puaient mes chaussures …

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En exclu les dernières photos de nous avec mes chaussures :

9 réponses
  1. Quizz
    Quizz dit :

    mm… (Re) Trouver chaussure à son pied …. Tout un programme..
    Tu ne sais pas à quel point ton voleur va les apprécier ni comment seront tes prochaines chaussures, ni si les sandales te permettront d’avoir un meilleur confort olfactif , finalement, tu n’y perds pas tant que ça…
    Anda Querino !
    Poutous
    s.

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  2. momanpopa
    momanpopa dit :

    En même temps, pour te consoler, dis toi qu’aucun lao ne sera à l’aise dans des chaussures pointure 43 🙂
    Ou alors , le voleur n’est pas lao !

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  3. Tonton Ioio
    Tonton Ioio dit :

    Avec chaussures et barbe !!! des photos comme ça, vous n’en referez jamais…
    N’empêche, cette péripétie nous permet de découvrir le magnifique équilibre dont fait preuve votre tandem. Rien que pour ça, ça valait le coup de perdre une paire de vieilles chaussures éculées…

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