Approche philosophique de la montée selon lui

Après le succès du premier opus, nous vous proposons à nouveau notre vision des choses sur un sujet délicat qui peut diviser, surtout en tandem. Encore une fois nous ne savons pas ce que l’autre a écrit. Nous le découvrirons en même temps que vous.

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NB : nous respectons l’ordre dans lequel ont été écrit les articles. D’abord mon point de vue, le compte-rendu de la route 13, puis le point de vue de Anne.

La montée j’adooooooooooooore. Tout simplement parce que j’ai un peu beaucoup l’esprit de compétition. Alors quand je vois une portion montante, je me dis : « celle-là je vais me la faire » (citation des VRP, chanson « roi de la route »). Mettre le pied à terre et pousser le vélo, je vois pas l’intérêt.

Après, il y a la sensation unique de sentir dans les cuisses la montée de l’acide. L’effort devient encore plus difficile ! Mais je serre les dents… Et ça passe ! Il faut également rajouter que je suis un fan des montées en moulinette et que j’aime bien relancer en danseuse. Bref, j’ai sûrement regarder un peu trop, quand j’étais petit, les étapes de montagne du tour de France. Je fais beaucoup d’empathie, et je rêve d’attaquer d’autres cyclotouristes dans une montée et de les reléguer à deux minutes, pendant que le commentateur s’esclaffe de mon exploit. Si vous ne comprenez pas, regardez le Tour de France.

Bon, oui je sais, c’est tous des dopés !  Mais il y a une sensation unique après la montée : la récompense. Le paysage a une autre saveur. La photo n’est plus un simple cliché d’un beau paysage (d’ailleurs en montagne c’est toujours beau). Je retrouve une certaine innocence et un émerveillement face à chaque découverte paysagère, culturelle … A deux, en tandem, face à des pentes goudronnées, on construit également notre histoire. On sème des graines ! Je trouve que pour tout ça, ça vaut le coup d’en chier (désolé pour cette soudaine vulgarité) !

Bref j’adore. Et ce qui est surtout trop bien, c’est la descente. À chaque fois je m’efforce de battre le record de vitesse de Laurent Jalabert en 1996.

Voilà pourquoi, à un moment, j’en ai eu marre du plat.

Conclusion :
Un grand coup de chapeau à ma partenaire qui démontre de belles qualités ! Moins à l’aise physiquement, elle fait sa part de boulot avec courage et opiniâtreté. Elle dira ce qu’elle voudra, moi je suis bluffé. Du coup, je vois toujours plus haut ! Ma plus belle récompense, sa joie en haut des cols devant les merveilles de la nature.

4 réponses
  1. cot cot
    cot cot dit :

    Ton amour du vélo et des efforts inévitables me laisse bouche bée!J’aime aussi le 2 roues, seulement dans la mesure où pentes et descentes sont modérées! le souvenir de la descente du col de Peyresourde est encore très présent!
    j’espère que tu ne vas trop fort, pense à ton équipière! En tout cas, on sent que tu prends un réel bonheur et c’est tant mieux .
    Demain, sur, je ressors mon vélo et grimpe la côte de Torfou, enfin, peut être…!

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