Un nouvel espoir [Bolaven 1]

Fan de trilogie ? Ça tombe bien, nous aussi. Alors vite, on vous révèle le premier épisode !

Actuellement, dans un pays très lointain, très lointain …
Le capitaine Paul Bacca accompagné par la princesse Anne Solo mettent leurs derniers espoirs de voir du relief dans un trajet inconnu. La route 18 : c’est un raccourci entre « leplatpaysquiestlemien » et les contreforts des « bolovens ». Cette piste est pourtant parsemée de dangers, mais rien ne semble résister au « millénium tandem ».

L’espoir fou de revoir du relief ravivait la flamme cyclo touristique de notre héroïque équipage. Ni les températures excessives (48°C ressenti), ni les portions plates les découragèrent. De Champasak, ils rejoignirent rapidement l’échangeur intergalactique à Pathounphone.
Le début de cette fameuse route 18 ne les impressionnaient guère. Les quelques cahots étaient rapidement oubliés : zigzaguant dans des prémices de jungle, la route réservait toujours des surprises à nos deux héros à chaque sortie de virage.

Un merveilleux hôtel-restaurant (kingfisher éco-lodge) leur servit des victuailles délicieuses pour des sommes modestes. Les mollets s’activaient, le « millénium tandem » ronronnait de plaisir. Les kilomètres étaient avalés à une vitesse cosmique respectable. Très vite l’équipage arriva à l’aire de repos de Ban Phapho.

Ban Phapho est une localité agréable et paisible. Elle ressemble à la capitale de la planète Naboo pour ceux qui ont eu la chance de la visiter. Au sein de l’unique guesthouse du village, il se reposèrent sereinement après avoir découvert et dompté un curieux animal à quatre pattes : l’éléphant.

Le lendemain, nos deux aventuriers des temps spatiaux partirent tôt (7h) : l’étape promettait d’être longue. Heureusement, le sympathique chien baptisé « Médor » ou « Kévin » décida de les accompagner pendant 25 km avant de tragiquement se faire distancer.
La route 18 brusquement s’empira après la traversée difficile d’une première rivière et la perte de « Médor-Kévin ». La jungle devenait plus dense et moins marqué par l’empreinte pyromanique de l’homme. Une deuxième traversée de rivière. Puis rapidement une troisième. La piste devenant à chaque fois plus difficile (Piste étant un terme élogieux !).
« Putain, je crois que je préfèrerais encore rouler dans un champ d’astéroïdes que ici ! » s’écriait régulièrement Paul Bacca.
Par quatre fois, le « millénium tandem » chuta sans gravité à l’arrêt. Par quatre fois, notre courageux équipage mangea du sable. Par quatre fois, nos deux fantastiques voyageurs se relevèrent et remontèrent sur le « millénium tandem ».

Au bout de 5 heures d’effort pour une quarantaine de kilomètres, les réserves d’eau commencèrent à cruellement manquer. Sous un soleil de plomb, ils achetèrent quelques décilitres d’eau auprès de difficiles négociants. A 14h, ils trouvèrent enfin un restaurant servant une soupe de nouilles et de l’eau. Puis ils repartirent, rafraîchis après un bain dans une grande rivière.
La montagne se profilait au loin. Les espoirs renaissaient et chassaient hors de leurs corps meurtris les douleurs musculaires. Pourtant Paul Bacca eu rapidement de nouveau faim ! A 16h30 ils firent du stop-sideral pour parcourir avant la nuit les trente derniers kilomètres de route en travaux. Ils trouvèrent refuge dans la ville vietnamo-laotienne d’Attapeu en même temps que le coucher du soleil.

Ils avaient réussi ! Ils étaient au pied de magnifiques escarpements rocheux. Mais à quel prix ? Éreintés, nos deux héros avaient trop souffert durant la journée pour pouvoir apprécier cette piste 18 ! 60 km en 7 heures …

7 réponses
  1. cot cot
    cot cot dit :

    c’est pas très chrétien, mais vos soucis me vont souvent rire! disons que l’humour mis à raconter les difficultés rend la lecture du raid, savoureuse. Votre flamme cyclo-touristique risque de réveiller les nôtres: faudrait que tous vos fans aillent, en tandem, vous accueillir à l’aéroport! en attendant bonnes grimpettes, et prenez soin de vous, valeureux héros des temps modernes

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