Premières itinérances …

Mon bureau à la mairie est en travaux. Une semaine donc de congé imposé. Je pars donc seul au sud de Dakar : un vrai baptême du feu ! Premier voyage seul dans un pays étranger. Je découvre la gentillesse des Sénégalais mais aussi leur malice dans l’art de la négociation.

Ile de Gorée :

Ile près de Dakar, anciennement l’île des esclaves. Un lieu propice à la flânerie, même si je crois qu’il important de dormir sur l’île. Le village (composée de bâtisses coloniales) est encadré par deux forts : l’un de type « vauban », l’autre de type « seconde guerre mondiale ».

Petite Côte :

Je quitte Dakar dans un taxi 7 places. Tous les taxis 7 places sont de vieilles PEUGEOT 505 en plus moins mauvais état. 7 places car une banquette est rajoutée dans le coffre. A trois l’espace est vraiment réduit, surtout que les sénégalais sont plutôt grand et baraqué. Les taxis locaux sont encore plus « funky » : impossible de freiner sinon les roues se bloquent, toute la conduite se base sur les lois de l’inertie. Pas de photo, j’ai oublié ma carte mémoire. Direction Fadiouth, où je décide de rester tranquillement trois jours.

Découverte de la brousse autour du campement, mais également des pélicans. Impossible de sortir le soir, les hyènes, nombreuses, rôdent. Leurs hurlements berceront mes premiers rêves.

 

Le lendemain, découverte de la ville de Fadiouth. Lieu touristique du Sénégal. Cette ville est construite sur un amas de coquillages. Les hommes depuis des siècles ont déposé au même endroit les milliards de coquilles vides. Une île s’est ainsi formée, aujourd’hui la ville est construite dessus. Les rues sont donc … en coquillages. Ce qui est vraiment intéressant est la cohabitation entre musulman et catholique. Le cimetière est partage, la mosquée actuellement en réfection a été financé en majeure partie par les dons des catholiques (majoritaire dans le village).

Puis découverte du port au retour d’innombrables bateaux chargés de sardinelles. Tout est débarqué en un temps record, une véritable fourmillière. Les hommes portent des caisses de 50kg aux camions, les charrettes se remplissent et apportent leur chargement dans le lieu où elles sont vidées puis fumées (lieu soit dit en passant très odorant et complètement lunaire, tout est calciné sur ce vaste champ et d’immenses colonnes de fumées s’en réchappent).

Le lendemain, balade en calèche dans la brousse pour aller voir un immense baobab. Le cheval est capricieux, la piste inconfortable. J’ai encore mal aux fesses ! Une véritable promenade de plusieurs heures dans la brousse, ultra sèche. L’envie me prend de revenir après les pluies qui s’annoncent.

Très peu de touristes, les sénégalais accusent ébola et les évènements passés au Mali. C’est sûr, il joue, mais dur de leur faire comprendre que les immenses champs d’ordures à proximité seulement des villes où sur les plages (problématique saisonnière des courants marins qui changent et qu ramènent sur les plages les déchets) ne donne pas une bonne image du pays. A quand une véritable action nationale ?

Voilà, un petit résumé des derniers jours passés. Les prochains posts concerneront probablement les premières vidéos.

 

4 réponses
  1. MomAnne
    MomAnne dit :

    Bien tout ça!
    Bon courage pour la suite!
    (la newsletter n’a pas l’air de fonctionner…C’est Anne qui nous a dit que tu avais mis des photos et commentaires)
    Des gros bisous

    Répondre
  2. Tonton Ioio
    Tonton Ioio dit :

    Le mail annonçant la mise en ligne des nouvelles aventures vient d’arriver.
    Un mois, il a du venir du Sénégal à pieds…
    Profite de tes découvertes, et merci de nous en faire aussi profiter.
    Bons séjours !

    Répondre

Répondre

Se joindre à la discussion ?
Vous êtes libre de contribuer !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *