Comme une envie de pédaler avec toi !

ou tentative d’écriture du prochain disque d’or de Jean-Jacques Goldman.
ou alors encore mieux, approche philosophique de la glanditude à Kampot

Kep, Kampot. Deux villes distantes de 30 km mais toujours présentes dans la même assiette. Kampot le crabe, Kep le poivre et non l’inverse. Kampot se mange chaud, Kep assaisonne. Voilà une belle complémentarité qui rappelle fortement l’association potagère et culinaire du basilic et de la tomate.
A Kampot et Kep, nous sommes arrivés fatigués … A Kep et Kampot, nous avons donc glandés …

Tout a commencé par un pédalage lent. Plus de jus dans les papates à cause de ce vent de face. Pour nous la descente aux enfers correspond au passage progressif du grand au petit plateau.
Le rythme ralentit, la musique de l’asphalte n’est plus structurée par des doubles croches vietnamiennes. Stations touristiques appréciées des francais, les blanches, parfois pointées, composent la mélodie. Le pas du touriste qui contemple est lent, et les shirts révèlent des jambes peu bronzées par un automne pluvieux.

Ici, le soleil tape plus fort. Entre 12h et 14h grosse farniente. Plus de travail dans les champs. Plus de circulation. C’est le moment où tout le monde dort, le hamac prend ses aises.
Bercés par un rythme lent, des nuits calmes, nous nous réveillons tard. Trop tard, pour envisager une activité matinale digne de ce nom. Alors, nous ne partons pas. Nous parcourons et re parcourons les promenades, nous nous prelassons en terrasse et nous découvrons l’un des joyaux de la culture khmère : la cuisine.

L’après-midi la vie reprend car l’apéro commence. Les rires éclatent, les amitiés naissent, la magie du ti-punch en terrasse.

Trois jours à vivre ainsi. Trois ou quatre ? Je ne sais plus. Certains excès rappellent qu’en pédalant nous avions certes mal aux jambes mais rarement mal aux cheveux. Une journée à se remettre, une journée de glandouille inégalée où nous définissons notre prochain parcours de quatre jours jusqu’à la fourmilière cambodgienne : Phnom-Penh.
Un chouette parcours qui révèlera des beautés archéologiques, paysagères et qui nous initiera à la découverte de la poussière. Deux mois qu’il n’a pas plu. Deux mois que les températures dépassent 30°. Les chemins de terre s’adaptent …

200 nouveaux kilomètres au compteur désormais imaginaire. 200 nouveaux kilomètres pour découvrir de nouveaux espaces, espèces et temporalités. Finie la fatigue de la glande ..
Comme une envie de pédaler avec toi …

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